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mercredi 10 septembre 2014

Jaune la lune



Tu as voulu me dire adieu
proférer des promesses de distance
et la grande roue de nos pertes
nous rendait
à nos vertiges, 
brutale. 

J'ai voulu être grande
ravaler mes lèvres qui voulaient lécher
ton corps entier
et plus

j'ai voulu être grande
dire adieu à tout
ce qui fait peur
du cauchemar
à ta
 bouche de loup qui dort. 

Les belettes sournoises
les escaliers
les dents qui branlent
les sous-sol moisis
tout ce qui craint
tout ce qui pue
tout ce qui vit
loin
en bas
dans nos culottes. 

J'ai voulu des effractions lentes
dans des couvents en peine
J'ai voulu des pieds de nez 
des nuits sans rêve
éveillée. 

J'ai voulu que la danse
ne s'arrête jamais
que les langueurs de peau
des corps lointains
poursuivent leur pulsation 
pour que nous puissions
être moins obscènes 
dans nos regards. 

J'ai voulu que tout arrête
que tout commence
que la langue du temps
lèche son propre cul
et que l'éternel retour
n'embrasse pas un cheval fou. 

Des soirées de dingues inassouvis
Et les échos du house
Ne sont rien
face au silence
de nos peaux
en paix. 


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