Écritures diverses pour tromper ennui. Politiques intérieures. Doigts humides.
Articles les plus consultés
lundi 24 novembre 2014
Question
tes mots
creusent des alluvions
honnêtes
la patience de tes doigts ailés
je marche vers un mystère
une carte blanche de neige entre les mains
toi tu traces des lignes
en points d'interrogations
et tout fond
d'où sors-tu avec tes mains intouchées
ton âme horizon
tes yeux fentes blessures
ta tête folle
tes idées ornières
tout ce que monde crée,
le brise ensuite
pourquoi es-tu là,
porcelaine, lumière
complice dompteur des poussières
espoirs océans?
peaux appats
nos langues nos mains
peaux happées
nos sexes d'accord
unanimes
tu es la lumière intouchée du monde
mon corps devient-il gazoline ?
mardi 14 octobre 2014
Poème de printemps (2013)
Ce soir je voudrais t'écrire un poème d'espoir un poème d'amour un poème qui console je voudrais opposer chacun de mes mots à ce monde ignoble je voudrais lancer pour toi des cocktail mot-lotov des grenades de sens des bombes de sexe je voudrais t'écrire un poème qui fait l'amour qui lèche tes plaies qui panse nos angoisses politiques. T'écrire un poème qui ferait du sens qui ferait naître le monde tel qu'il devait être. Je voudrais avoir des mots qui s'alignent chaotiques et fertiles défricher un espace pour nous deux cultiver notre révolte. Faire pousser des fleurs des fleurs des printemps d'autrefois. Je voudrais faire advenir avec toi des saisons enfiévrées. Je voudrais t'écrire un poème de printemps.
lundi 29 septembre 2014
Le poème comme énigme
Le poème comme parole qui a
peur
d'être
découverte
La chute dans l'abstraction
comme
seul
refuge
contre l'invasion
des frontières
Devenir
une énigme
pour
protéger
son coeur
Devenir une énigme
pour laisser trace à qui sait vraiment lire
Et laisser la fange aux pourceaux.
mercredi 10 septembre 2014
Jaune la lune
Tu as voulu me dire adieu
proférer des promesses de distance
et la grande roue de nos pertes
nous rendait
à nos vertiges,
brutale.
J'ai voulu être grande
ravaler mes lèvres qui voulaient lécher
ton corps entier
et plus
j'ai voulu être grande
dire adieu à tout
ce qui fait peur
du cauchemar
à ta
bouche de loup qui dort.
Les belettes sournoises
les escaliers
les dents qui branlent
les sous-sol moisis
tout ce qui craint
tout ce qui pue
tout ce qui vit
loin
en bas
dans nos culottes.
J'ai voulu des effractions lentes
dans des couvents en peine
J'ai voulu des pieds de nez
des nuits sans rêve
éveillée.
J'ai voulu que la danse
ne s'arrête jamais
que les langueurs de peau
des corps lointains
poursuivent leur pulsation
pour que nous puissions
être moins obscènes
dans nos regards.
J'ai voulu que tout arrête
que tout commence
que la langue du temps
lèche son propre cul
et que l'éternel retour
n'embrasse pas un cheval fou.
Des soirées de dingues inassouvis
Et les échos du house
Ne sont rien
face au silence
de nos peaux
en paix.
vendredi 6 juin 2014
Écrans
Écrans bleutés.
Ton corps.
Mon corps.
Anciens amants assis unis tous seuls chacun les mains caressant
les touches.
Écrans bleutés.
Nos mains
Calins
qui s'effritent en pensées dirigées vers des peaux que jamais ne
touchent.
Écrins glacés.
Nos corps
Épars
Éparpillés
Pillés ailleurs dans des baisers qui appartiennent
à d'autres.
Nos corps
Épars
Éparpillés
Pillés ailleurs dans des baisers qui appartiennent
à d'autres.
samedi 26 avril 2014
Contraste
Je cherche à tout être
Pour éviter mon envie d'être rien.
Je désire tous êtres
Pour éviter compagnie d'un humain.
mardi 4 février 2014
Eve
Eve
T'es tombée d'un navire
Qui s'en allait nulle part
T'as sauté sans remords
T'as ouvert grand la bouche
Laissé entrer l'écume
Laissé couler la brume
T'as ouvert grand la bouche
Laissé entrer l'écume
Laissé couler la brume
Toi la figure de proue
Qui défiait la mort
Qui réclamait une vie
Plus grande que l'espoir
Ta musique comme un cri
Assourdi sous la vague
Le ressac qui rougit
Ton poème comme un souffle
Qui bulle sous la surface
Un écho de beauté
Ton poème comme un souffle
Qui bulle sous la surface
Un écho de beauté
lundi 20 janvier 2014
Zone érotique II
Il y a des parfums
qui font perdre la tête
et toi
fol amour d'hiver
tu distilles
l'essence même du désir.
Par tes yeux qui chantent
tu m'as empruntée à la mort
et tu m'as fait hurler le psaume
de nos peaux.
Zone érotique I
Ton corps n'avait pas a priori raison
face au mien
le doute, dit-on
ne mouille pas
les lèvres
Une moue sans mouille
voilà
à quoi
je me croyais
révolue
Le passé
et puis
les essences qui
ne rappellent
rien
Et mon enveloppe
se croyait
hantée
comme une maison
qui attend de la visite
Sans le savoir
Et puis
l'accord soudain de ta bouche
qui prenait chair
de racine
en la mienne
Et puis
la pulsation
de pistille
qui me vrillait
la crucifiée
Et le parfum de futur
et le souvenir d'un possible
Et l'érotique qui me lèchait de ses mots.
Tu étais là,
poésie bandée perçant mon corps offert.
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