Écritures diverses pour tromper ennui. Politiques intérieures. Doigts humides.
Articles les plus consultés
lundi 19 octobre 2015
Cosmos
Le chemin tracé
par ta langue
jusqu'à la trève
des draps
c'était là où j'allais
piaffante
sans savoir
À bois
Jappements de bête
c'est la nuit verte
et tu vas
le foulard au travers des dents
dans la sangle du désespoir
parmi eux
invraisemblables
corps happés de héros
jouant leurs morts
L'État n'a rien à faire dans notre chambre à coucher
j'écoute les résultats électoraux
d'un oeil minoritaire
tu es là
où nous dormons
où le silence des peaux
où la saillie
les mots
tu bois du scotch
parce que rien d'autre
ne peut consoler
d'un pays qui se meurt
parce qu'un jardin jadis
Les temps
Il était une fois
le temps du café noir
et des mains ravinées
des querelles se couraient dedans
carapatées dans le noir
tu me disais
je t'aime
c'étaient certes des mots
mardi 6 octobre 2015
Ce qui sauve
nus dans ton lit
le nôtre maintenant
on parle de
ce qui fait
le poème
tu pinces mon sein
les yeux mordants
m'embrasse la bouche mouillée comme un sexe
je pense à mes vers
qui se terrent
en ligne
sans conséquence
des poèmes aux cuisses serrées
je te demande
lis-moi un mauvais poème
tu me dis
qu'un seul bon vers peut sauver un mauvais poème
mais quand même
ton oeil trouve
les mauvais poèmes
m'en fous
si tu glisses
ton doigt
dans ma fente
et tu frottes
jusqu'à ce que
ton sexe qui sauve
le mien
Ici
Ici
la lumière danse
sans s'enfarger
dans mes pieds
Ici
ton écho pulse
dans ma viande vivante
crier dans ma tête:
je ne suis pas morte!!
la lumière danse
sans s'enfarger
dans mes pieds
Ici
ton écho pulse
dans ma viande vivante
crier dans ma tête:
je ne suis pas morte!!
Inscription à :
Commentaires (Atom)